« Je voulais entreprendre. Le salon SME a été le déclic »

Rencontre avec Béatrice Fongarnand, fondatrice-dirigeante d’Action Artisans que vous pouvez retrouver au Salon SME, pour la conférence  « Femmes entrepreneures, les clés pour financier et faire grandir votre projet », parrainé par la Caisse d’Epargne. (Inscription gratuite)

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Quel est le concept d’Action Artisans ?

Action Artisans regroupe des artisans de qualité qui se recommandent les uns les autres. Chacun est l’apporteur d’affaires des autres, sur des métiers complémentaires au sein et reçoit une commission quand un contrat est conclu par son entremise.

Action Artisans garantit la qualité et la fiabilité de tou.te.s les indépendant.es membres du réseau. Pour cela, nous menons des enquêtes approfondies auprès de leurs clients. Nous avons un taux de 90% de transformation des demandes de devis en mission effectivement réalisées. C’est un véritable service pour les artisans : cela réduit leur frais de publicité et rentabilise leurs efforts commerciaux et ça leur permet ensuite de travailler avec des partenaires de confiance sur leurs projets.

Que faisiez-vous avant de créer votre entreprise ?

J’ai travaillé pendant 13 ans au service communication et marketing d’un cabinet d’audit. Ensuite, j’ai rejoint Geolid, une régie locale de Google où j’ai occupé des fonctions commerciales. Mais l’envie d’entreprendre a quelque part toujours été en moi : je suis d’un tempérament indépendant et j’aime être dans l’action, sur le terrain.

Comment votre projet entrepreneurial est-il né ?

En parallèle de mes fonctions chez Geolid, je faisais partie d’un groupe BNI (ndlr : groupe de recommandation d’affaires), ce qui m’a permis de côtoyer de nombreux.ses entrepreneur.es. Cela a contribué à double titre à la formalisation de mon projet : premièrement, je me suis rendue compte que mon caractère fonceur me portait à me sentir plus à ma place parmi des entrepreneur.es que dans le salariat ; deuxièmement, c’est en écoutant des entrepreneur.es parler de leurs besoins réels que l’idée d’Action Artisans m’est venue.

Ensuite, je suis allée apprendre le métier d’entrepreneur.e auprès d’un ami qui a fondé une marque de prêt-à-porter : en échange d’un coup de main sur son réseau commercial, il m’a donné tous les bons tuyaux pour gérer une entreprise. Surtout, à son contact, j’ai été infusée par l’esprit entrepreneurial.

Cette année-là, j’ai participé au Salon SME : ça a été le déclic pour me lancer, quelques semaines après.

En quoi le Salon SME a-t-il créé ce déclic qui vous a permis de vous lancer ?

J’y ai rencontré les gens de la Caisse d’Epargne et découvert le programme dédié à l’entrepreneuriat des femmes. Dès que je suis rentrée à Lyon, c’est cette banque que je suis allée voir pour financer mon projet.

Par ailleurs, les conférences et ateliers du Salon SME sont très intéressants et très pragmatiques. On y trouve des réponses directes aux questions concrètes que l’on se pose quand on veut créer et développer sa boîte. Ce qui m’a le plus marquée, ce sont les témoignages de femmes entrepreneures. Elles étaient passionnées, épanouies et je me voyais déjà à leur place !

Est-ce qu’il vous semble plus difficile d’entreprendre quand on est une femme ?

C’est une question qui m’est souvent posée… Alors que moi-même, je ne me la pose jamais ! Je suis dans un milieu très majoritairement masculin mais je suis avant tout dans un milieu d’entrepreneur.es. De la même façon que, dans ma vie professionnelle, je me sens une entrepreneure avant d’être une femme. Je fais partie du réseau lyonnais Supplément Dame qui promeut la mixité dans le monde économique : ma vision et mon discours au sein de cette association est qu’il faut lever les freins que l’on a en soi pour oser entreprendre.

Selon vous, quels sont ces freins à l’audace d’entreprendre et comment les lever ?

On se fait une montagne de la création d’entreprise, mais il faut dépasser cette impression et cesser d’avoir peur. Il ne faut pas se poser trop de questions, ou plutôt il faut se poser les bonnes questions : ce que l’on veut faire, avec qui, comment. Raisonner en termes de possibilités, d’opportunités et de solutions et non en termes de difficultés ou de problèmes. Il faut aussi développer la foi en soi : se faire confiance pour apprendre ce que l’on ne sait pas, pour comprendre et corriger ses erreurs, pour remonter quand on a des bas etc.

Un entourage de confiance aussi, ça compte : il ne faut pas trop écouter ceux qui n’y croient pas et préférer le contact de ceux qui ont de l’enthousiasme à communiquer et de vrais bons conseils à donner. Il faut s’entourer de partenaires fiables, d’un.e banquier.e et d’un.e expert.e-comptable qui comprennent votre activité et s’y intéressent. Un.e entrepreneur.e, c’est quelqu’un qui est porté par de l’énergie positive et qui s’embarque dans une aventure passionnante avec d’autres personnes qui partagent l’envie d’agir.

Propos recueillis par Marie Donzel