La Caisse d’Epargne s’engage aux côtés des Restos du cœur

Le partenariat entre les Restos du cœur 47 et la Caisse d’Épargne, en faveur du microcrédit social à 2 % de taux d’intérêt pour les plus démunis, a été entériné hier au siège social de Bon-Encontre, en présence des responsables associatifs et des instances de la banque.

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Jean-Pierre Boyer, président de la fondation Caisse d’épargne, et Catherine Urbain, la directrice de l’engagement sociétal, au côté de Patrick Michel, le responsable des Restos 47, et de Philippe Grammont, vice-président responsable du microcrédit. / Photo C.St-.P.

Une convention de partenariat pour le développement du microcrédit social a été signée hier entre le responsable départemental des Restos du cœur 47, Patrick Michel, et Catherine Urbain, directrice du sociétariat et de l’engagement sociétal pour la Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou Charentes. Permettre l’accès au microcrédit social à des personnes accompagnées par les Restos du cœur et exclues du système bancaire traditionnel, accompagner ces personnes en grandes difficultés dans le cadre de leurs relations bancaires et dans la gestion de leur budget, et leur assurer des chances d’émancipation sociale : voilà pour les objectifs.

Jean-Pierre Boyer, le président de la fondation Caisse d’Épargne, a rappelé le contexte de cette initiative de solidarité : «La Caisse d’épargne veut apporter son soutien aux populations les plus défavorisées, et elle a mis dans ses actions prioritaires la proximité et la solidarité du monde de la finance vis-à-vis d’un monde totalement abandonné». Il a énuméré également le champ d’action de la fondation à la jeunesse en situation de faiblesse, en recherche de réinsertion et de repositionnement social. «C’est une fierté de signer avec vous cette convention car les Restos et la Caisse d’épargne partagent des valeurs humanistes et sont des institutions sociales. Et les Restos ont fait, hélas, la démonstration de leur utilité», a souligné Jean-Pierre Boyer, précisant que la Caisse d’Épargne a été la toute première organisation financière de microcrédit.

Ce service est officiellement lancé en le Lot-et-Garonne, que ce soit directement auprès des agences bancaires qui détectent ces publics ou par le biais des Restos du cœur. «La proximité et la réactivité nous intéressent beaucoup quand des personnes en difficultés ont besoin de solutions immédiates», poursuit le vice-président des Restos du cœur, Philippe Grammont, en charge du microcrédit. L’an dernier, les Restos ont eu 80 «contacts» de gens intéressés par le microcrédit social. Profil des candidats potentiels : des personnes âgées de 30 à 45 ans, des femmes avec enfants, des foyers monoparentaux pour un crédit moyen de 2 000 €. L’accompagnent est au cœur du dispositif, car il ne faut pas confondre assistance et assistanat, tient à préciser Patrick Michel.

Source : www.petitbleu.fr