Expérimentation microcrédit habitat avec le conseil général du Maine et Loire

Christian Gillet, premier vice-président du Conseil général du Maine et Loire a signé une convention avec Denis TRASSARD, directeur régional délégué Pays de la Loire à la Caisse des Dépôts, gestionnaire du Fonds de cohésion sociale (FCS) et Bruno LECLERCQ, Président de l’association Parcours Confiance initiée par la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de la Loire, pour la mise en œuvre de l’expérimentation de microcrédits habitat dans le Maine et Loire.

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(de gauche à droite) : B. Leclercq – président de Parcours Confiance, C. Gillet – vice-président du Conseil Général 49 et Denis Trassard – directeur général de la CDC

Ces microcrédits complètent les subventions de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et des collectivités pour assurer le bouclage financier des travaux de résorption de situations d’habitat indigne et de précarité énergétique, mais aussi d’adaptation du logement aux besoins des personnes âgées et handicapées. Ils prennent la forme de prêts d’une durée maximale de 10 ans et d’avances de subventions sur 6 mois, d’un montant compris entre 1 000 à 10 000 euros. Ces prêts seront remboursables au taux de 3%, sans frais de dossiers, d’impayés ni d’assurance.

Par exemple, une personne âgée qui souhaite adapter son logement et réduire sa consommation en énergie par des travaux d’isolation et de changement de fenêtre, pour un montant de travaux estimé à 17 735 euros, se verra attribuer une subvention de l’ANAH et des collectivités s’élevant à 14 837 euros, à laquelle viendra s’ajouter désormais un microcrédit « habitat » de 2 898 euros remboursable sur 10 ans soit 28 euros par mois.

Le premier objectif de cette convention est de financer environ 50 opérations avec une enveloppe de crédits de 300 000 € à 500 000 €. Ce dispositif s’inscrit dans la politique du Conseil général engagé depuis 2009 dans la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique. Depuis 4 ans, plus de 2 000 situations ont été repérées et près de 800 logements améliorés grâce à la mise en place d’une cellule opérationnelle Habitat Indigne – Précarité énergétique en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS), chargée du traitement des situations individuelles, ainsi que des actions collectives comme la sensibilisation aux économies d’énergie dans l’habitat.